Piratage et jeu vidéo

Piratage et jeu vidéo



En 2016, le magazine en ligne PC gamer avait soumis un questionnaire en ligne à ses lecteurs. Le résultat ?

90% des lecteurs avaient déjà téléchargé au moins un jeu dans leur vie illégalement.

 

Le jeu vidéo est probablement l’un des secteurs dans lesquels le piratage est le plus fréquent et le plus naturel pour les utilisateurs. 

 

Combien de fois en effet, n’avez-vous pas entendu (ou eu) ce discours : “ce jeu me plaît, mais je ne vais pas payer 70 euros ou dollars pour  15 à 20 heures de temps de jeu? “ ou encore : “je vais le pirater, et s’il me plaît, j’achèterai une copie légale”. Et certains le font réellement… mais c'est loin d'être la majorité.

Payer pour quelque chose que l’on possède déjà semble futile.

 

Une histoire du piratage du jeu vidéo

 

Dans les années 80, les jeux vidéo s’échangeaient sur des cassettes ou des disquettes, faciles à coder, et faciles - et très peu chères - à copier.  La perte de revenus pour les concepteurs de jeux vidéo est conséquente, et la pratique légalement peu encadrée.

 

Pour lutter contre la perte de revenus due au piratage des cassettes de jeux vidéo, apparaissent des consoles spécialisées - uniquement dédiées aux jeux vidéo. Les cartouches qui servent de support sont, au contraire des cassettes, très chères à copier. L'opération est aussi techniquement compliquée. Le piratage des jeux diminue alors - même si les pirates ont fini par copier les consoles elles-mêmes.

De grandes entreprises de jeux vidéo comme Nintendo ont néanmoins pu se développer à cette période.

 

Vers la fin des années 80 et le début des années 90, les serveurs dédiés accessibles par modem ont permis de commencer à centraliser les copies piratées. C’est également de cette époque que date l’expression de Warez pour désigner cette scène pirate.


Pirates et concepteurs de jeux étaient alors engagés dans une véritable course à la technique - souvent gagnée par les pirates, qui faisaient sauter les verrous techniques presque aussi vite qu’ils apparaissaient.

 

C’est au début des années 2000 que le peer-to-peer et la démocratisation des graveurs de CD puis de DVD a permis une réelle explosion du piratage de jeux vidéo. L'activité est devenue techniquement facile, et le relatif anonymat la rendait très peu risquée.

A l’heure actuelle, les copies piratées sont parfois présentes sur internet avant même la sortie officielle du jeu, et il peut être plus rapide et facile de pirater un jeu que de l’acheter

 

Hacking et pop culture

 

Malgré tout, le milieu du jeu vidéo a toujours eu une certaine admiration pour le hacker en tant que personnage. Le succès des livres et des films de la saga Millenium dans les années 2010 ou plus récemment des séries comme MrRobot ont développé ce personnage de hacker charismatique, déphasé, à la santé mentale vacillante mais à l’intelligence exceptionnelle - à la fois craint et admiré par son entourage.

L’affaire Snowden a également contribué à “glamouriser” un hacker activiste social à la recherche de la vérité, dont les activités illégales apportent une contribution positive plutôt qu’une nuisance.

Cette image positive d’un personnage très admiré dans le milieu du jeu vidéo se répercute donc en partie sur le pirate.

Pour beaucoup, pirate ou hacker, c'est du pareil au même.

Le piratage bénéficie donc d’une certaine aura, le risque perçu est très faible, et l’activité est vue comme anodine.

 

Cette perception est d’ailleurs parfois tellement positive, que certains affirment que des marchés de jeux vidéo dans certains pays comme la Corée, par exemple, seraient en partie nés grâce au piratage - comme décrit dans cet article de Dongwon Jo. 

 

des solutions créatives


Les concepteurs de jeu vidéo ont d’ailleurs en partie encouragé cette perception de piratage comme un jeu dans le jeu. 

Dans les années 90, surtout, les concepteurs de jeu vidéo ont cherché des solutions créatives contre le piratage. En dehors de la très classique recherche d’un mot dans le manuel du jeu, quelques solutions amusantes ont été développées.



 

Même si ces solutions sont amusantes et créatives, rien ne prouvent qu’elles ont réellement empêché le piratage de ces jeux. Au contraire, certains ont voulu se procurer des copies pirates par pure curiosité technique...

 

Le piratage tue les créateurs indépendants


Ce que beaucoup de pirates oublient, c’est que des jeux piratés, c’est avant tout moins de revenus pour les entreprises.

Autant un acteur majeur peut s’en sortir facilement, autant un créateur indépendant souffrira énormément de chaque copie piratée, donc non achetée. Autant de revenus qui ne seront donc pas réinjectés dans la création d’un nouveau jeu.

Seules les plus solides peuvent y survivre.

Le piratage nuit avant tout à la diversité de l'industrie du jeu vidéo et aux entreprises indépendantes!


A l’heure actuelle, la solution la plus fiable consiste à surveiller les réseaux, et à faire retirer les copies pirates dès leur apparition. Pour cela, n’hésitez pas à faire appel à une entreprise spécialisée pour vous aider  ! 

 

La semaine prochaine retrouvez nous  quelques statistiques sur le piratage

 



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