Piratage et cinéma : des pertes colossales pour l’industrie

Piratage et cinéma : des pertes colossales pour l’industrie

Le marché du cinéma est dominé par quelques gros acteurs, autour desquels gravite une multitude de très petites structures. De même, ce sont les plus gros titres qui se partagent une part majeure des bénéfices des ventes de VOD, DVDs et BlueRay et des entrées en salles, alors que le nombre de petites productions est quasi infini.


Le marché se divise ainsi entre ces productions grand public à très gros budget concentrées entre les mains de quelques acteurs et le cinéma indépendant.

Le piratage de films se fait sur les formes suivantes 


Le rapport  intitulé  IMPACTS OF DIGITAL VIDEO PIRACY ON THE U.S. ECONOMY  et réalisé à l’initiative de la chambre de Commerce des Etats-Unis estime que le piratage de films se fait à 80% sur les plateformes de streaming illégales. 


Une perte de revenus en augmentation constante


Comme pour toute activité illégale, les chiffres exacts sont difficiles à trouver. Il existe cependant des études comprenant des données pour certains pays qui permettent d’extrapoler ces résultats au reste du monde. 


En 2019, les vidéos présentes sur les services de streaming illégaux représentent plus de 230 milliards de vues par an, dont 15 milliards de vue proviennent des USA. 30% de films, et 70% d’épisodes de séries. (source: Statista)


Le piratage en ligne coûterait à l’économie américaine entre 29 et 70 milliards par an (entre 10 et 24% du chiffre d’affaires de l’industrie du cinéma). Ces chiffres ont été publiés en 2019 dans le rapport commandité par la chambre de commerce des Etats-Unis et les projections montrent qu’en 2022 cette perte sera de 51 milliards au minimum ce qui représente une augmentation de 21% par an si l’on s’appuie sur les 29 milliards de 2019.


Pour l’industrie de la télévision, cette perte serait de 39 à 95 milliards de dollars.


Une perte de chiffre d’affaires entraîne une perte d’emplois. Les dommages causés par le piratage sont estimés à au moins 260 000 emplois, rien qu'aux États-Unis.


En France, d’après le cabinet de conseil EY l’industrie du film français perdait déjà près d’1,4 milliards d’euros en 2016. Ce chiffre était en augmentation stable par rapport aux deux années précédentes, il semble donc logique de supposer que cette tendance se poursuit. Le cabinet EY déclare d'ailleurs que cette estimation est conservatrice, et que la perte réelle pour l’industrie est probablement bien plus élevée. Malgré tout, cette évaluation basse représente déjà environ 15% du chiffre d’affaire du secteur, ce qui est cohérent avec l’étude publiée par la Chambre de Commerce des Etats-Unis. 


Si l’on recoupe ces deux études, l’on peut donc en déduire que le piratage représente au minimum 10 à 15 % du chiffre d’affaire de l’industrie du cinéma d’un pays.


Un internaute sur trois consommait également des films et des séries obtenues illégalement en France en 2016. Ce chiffre étant basé sur des déclarations, il est raisonnable de penser qu’il est en réalité bien plus haut. 


Un rapport  Ipsos réalisé pour le compte de l’organisme Australian Federation Against Copyright Theft (AFACT) a également révélé que 45% des personnes piratant des films auraient payé pour visionner une version légale s’ils n’avaient pas accès à la version pirate.


Rendre le contenu piraté plus difficile d’accès à travers le retrait du contenu illégal présent en ligne semble donc bel et bien efficace pour une partie des internautes. 


Explosion des partages d’identifiants en 2021


Une fois de plus les données sont surtout disponibles pour les USA mais peuvent être extrapolées au reste du monde.

Environ 80% des adultes utilisent des services de streaming légaux (Netflix, Amazon prime etc) ce qui représente environ 214 millions d’utilisateurs aux Etats-Unis.

88 millions de ces utilisateurs emprunteraient les identifiants d’amis ou de membres de la famille pour se connecter à ces services de streaming légaux

Ce manque à gagner représenterait 4 milliards de dollars par an en 2021. En 2020 la perte était évaluée à 2.6 milliards.


Malgré une certaine difficulté à trouver des chiffres, nous avons repéré quelques tendances:


Les grandes entreprises sont les plus touchées, car les films les plus piratés sont surtout des blockbusters. Cependant leurs moyens plus élevés permettent à ces entreprises de survivre malgré la perte.

Les producteurs de cinéma indépendants à l’inverse peuvent souffrir bien plus d’une perte de revenu. Pour ce business-model, le piratage est particulièrement néfaste  et nuit fortement à la diversité de la production du secteur. Toute perte de revenu, c’est autant d’argent qui ne sera pas réinjecté dans une future production. 


L’industrie du cinéma et les producteurs de séries ont donc sans conteste besoin de trouver des solutions pour limiter le piratage de leurs produits, et sauvegarder ainsi leur chiffre d’affaires et leurs emplois. 


Pour cela, une entreprise spécialisée dans la protection de contenus audiovisuels peut faire une énorme différence. Les économies réalisées peuvent vous permettre de financer ce film que vous ne pensiez pas avoir les moyens de réaliser! N’hésitez pas à nous contacter, un expert vous aidera à définir une solution sur mesure, parfaitement adaptée à vos besoins et à vos moyens, et ce quelle que soit la taille de votre entreprise. 


La semaine prochaine nous verrons quelS SONT LES OUTILS A VOTRE DISPOSITION POUR LUTTER CONTRE LE PIRATAGE




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