Les jeux les plus piratés de ces 15 dernières années

Les jeux les plus piratés de ces 15 dernières années


Des statistiques inquiétantes


De nombreux jeux ont été piratés au cours des années. Mais certaines statistiques de piratage sont particulièrement intéressantes pour mettre en lumière les comportements des pirates et des studios, et les conséquences de l'utilisation de copies illégales.

World of Goo: record du monde de piratage?? 


Le jeu indépendant World of Goo, reconnu pour sa très grande qualité, est également tristement célèbre pour avoir atteint des records de piratage — plus de 90 % !


Prototype : un studio coulé, des pertes d’emploi massives


Prototype — un jeu rappelant l’univers de GTA — aurait été piraté environ 2,35 millions de fois. Le studio Radical Entertainement ne s’en est jamais réellement remis de ses pertes financières, et ils ont été obligés de licencier massivement à la suite de cet échec commercial. Le studio a par la suite participé à la conception de la série des Destiny, mais n’a plus jamais publié de titre personnel depuis cet échec.


Starcraft : pirater l’intégralité du jeu est impossible — et pourtant?? 


Starcraft 2 reste l’un des titres les plus populaires de tous les temps — d’ailleurs Overwatch, création bien plus récente du studio Blizzard fourmille de références à ce célèbre jeu de stratégie devenu culte. Même si l’on ne peut pirater que le contenu solo du jeu et non sa partie multijoueur, plus de 3 millions de copies illégales ont été recensées à ce jour.


Mass Effect 2: l’inefficacité des DLC gratuits 


De nombreux joueurs considèrent toujours Mass Effect 2 comme l’un des meilleurs jeux vidéo jamais réalisés. Son développeur a essayé d’attirer les joueurs avec des DLC gratuits pour lutter contre le piratage, espérant que réduire ainsi le coût du jeu serait bénéfique. Malgré cela, 3,24 millions d’exemplaires du jeu ont été piratés.


L’importance d’une protection efficace


Mafia 2, un jeu comparé à la série des Grand Theft Auto si GTA était transposé dans une atmosphère des années 1950 a connu un succès bien moindre que la célèbre franchise. Disposant de beaucoup moins de moyens que GTA, il a été aussi bien plus piraté que ce dernier — plus de 3,5 millions de fois. Ici, d’après les analystes c’est sans doute l’absence d’une protection efficace qui est en cause. GTA avait beaucoup investi pour limiter le piratage, les joueurs se sont donc tournés vers ce titre similaire, plus facile à trouver sur les réseaux parallèles.


Dissidia Final Fantasy : plus de 300 millions de dollars de revenus perdus à cause du piratage.


Les 5.4 millions de copies piratées de ce jeu de combat issu du célèbre univers de Final Fantasy auraient fait perdre plus de 335 millions de dollars de revenus à son éditeur.


Pokemon 


Avec 5,4 millions de copies pirates combinées (et une perte due au piratage estimée à plus de 1 milliard de dollars), le titre phare de Nintendo DS est aussi le champion invaincu des jeux piratés — tout du moins pour les parties Diamond et Pearl. Dans les titres suivants, Nintendo a mis en place des protections qui rendraient le jeu impossible à terminer. 


D’autres titres très piratés ont été Street fighter IV (1,85 million de copies illégales) Spore, piraté plus de 500 000 fois dès sa première semaine de sortie, les jeux de la série Need for Speed (environ 2 millions par titre de la série) ou quasiment chaque jeu de la série Call of Duty (3 millions par titre de la série environ).


Les pertes de revenus sont donc très loin d’être anecdotiques, et le fait que la majorité des jeux sont désormais jouables uniquement en ligne n’est plus une protection suffisante. 


Jeux indépendants et piratage 


Comme le montre l’exemple de World of Goo, le piratage n’est pas réservé aux blockbusters, et les jeux indépendants souffrent tout particulièrement de ce phénomène — que ce soit par absence de moyens pour mettre en place des protections efficaces ou du fait de la mentalité de leurs créateurs. Le piratage fait, après tout, partie de la longue histoire du jeu vidéo. 


Ce concepteur indépendant de jeux vidéo, ancien pirate lui-même, partage l’ambivalence de ses sentiments lorsqu’il a découvert que 52 % de ses joueurs utilisaient une copie illégale de son produit. 


Malgré tout, certains développeurs de jeux indépendants préfèrent que les personnes qui n’achètent pas leurs jeux les piratent purement et simplement, plutôt que d’acheter des clés sur des sites Web non autorisés, en particulier sur le site G2A. Dans tous les cas, ils ne touchent pas de revenus — mais les fausses clés leur font perdre du temps en prime.


 


Certains, ne rencontrant pas de succès à la sortie de leur jeu, vont même jusqu’à mettre à disposition une copie illégale, demandant à leurs joueurs d’acheter le jeu s’il leur plaît?! De nombreux pirates ont ainsi accepté de payer pour une copie légale du jeu après avoir trouvé la version publiée sur The Pirate Bay.


Bien entendu, cette dernière méthode ne fonctionne que si elle est parfaitement encadrée par le développeur, et uniquement dans le cas d’un jeu indépendant — un blockbuster ne bénéficiera pas de ce capital sympathie auprès des pirates.


La solution la plus sûre reste bien entendu de surveiller les réseaux, et de faire retirer les copies illégales dès leur apparition afin d’éviter toute perte de revenus. 


N’hésitez pas à contacter notre équipe d’experts pour un diagnostic gratuit, nous avons plus de dix ans d’expérience dans le secteur !


La semaine prochaine, retrouvez-nous pour une comparaison des méthodes d’antipiratage dans le secteur du jeu vidéo :

prévention ou action a posteriori — qu’est-ce qui est le plus efficace?



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