Digitalisation de la musique et piratage

Digitalisation de la musique et piratage


L'essor des supports digitaux


Au cours des deux dernières décennies, la façon dont les consommateurs acquièrent de la musique a radicalement changé. Auparavant, ce que l’on achetait surtout, c’étaient des copies physiques (CD, DVDs ou BlueRay de concerts…). Le piratage se faisait sur les mêmes supports - à travers des cassettes puis des CD piratés. Au début des années 2000 avec l’essor de Napster et des torrents, l’offre numérique se trouvait quasi exclusivement de façon illégale,  ce qui a forcé le développement d’une offre payante dont la qualité a augmenté au fil des années. Désormais, les supports numériques occupent une part toujours croissante du marché de la musique.


En 2017 déjà, les ventes digitales de musique (téléchargements payants et services de streaming de type Spotify ou Deezer) représentaient 54% des revenus mondiaux de l’industrie, d’après ce rapport publié par l’université d’Amsterdam.



Nous l’avons déjà souligné à plusieurs reprises: la popularité des services de streaming a permis de limiter en partie le piratage. Plus l’offre légale est de qualité et abordable, plus le piratage est faible. C’est bien entendu également vrai pour la musique. Cependant, la pandémie de covid 19 et les différentes mesures prises par les gouvernements depuis le printemps 2020 ont provoqué une consommation accrue de contenus en ligne - légaux, mais pas seulement.

Par ailleurs, étant donné que toute la musique existante est désormais diffusée sous forme numérique, absolument toute sortie musicale peut être mise à disposition illégalement, et ce très facilement.


La digitalisation de la musique a donc permis de développer de nouveaux marchés, mais elle présente également des défis importants en terme de piratage.


Des pertes de revenus majeures : l’exemple américain en chiffres


Un rapport de l’organisme des professionnels de la musique RIAA  (Recording Industry Association of America)  a recueilli les données suivantes sur les pertes liées au piratage de musique:



Le piratage tue la diversité


Comme dans la plupart des industries, ce ne sont pas les emplois de cadres et de dirigeants qui sont supprimés lorsque les entreprises subissent ces immenses pertes de chiffre d’affaires à cause du piratage.

Les pirates tuent avant tout les emplois des auteurs-compositeurs, des techniciens et ingénieurs du son ou des découvreurs de talents, ce qui a donc une conséquence très directe sur la qualité et la diversité des musiques produites.



Pour les jeunes artistes peu connus, une perte de revenus dès le début de leur carrière leur porte énormément préjudice - qu’ils soient signés par une maison de disque ou qu’ils essaient de se débrouiller seuls. Le piratage leur nuit donc très directement  - concrètement, il y a moins de chances qu’ils soient capables de continuer en tant que musiciens professionels, puisque toute perte de revenu a un impact énorme pour un artiste débutant.


Pour les artistes reconnus ayant déjà des revenus très élevés, cette perte n’a pas forcément de conséquences directes sur eux et la suite de leur carrière.

Par contre, le manque à gagner des maisons de disques, lui, a des conséquences évidentes - moins de revenus pour la maison de disques oblige le management à faire des choix moins risqués lorsqu’ils allouent leur ressources.

Les artistes les plus commerciaux seront donc ainsi plus facilement financés car l’industrie connaît le succès et le retour sur investissement de leur créations, alors que la musique indépendante sera plus facilement laissée de côté.

Miser sur un artiste plus controversé  lorsque l’on perd déjà de l’argent est un choix que les producteurs feront rarement, voire jamais.


Ironiquement, certains piratent croient combattre les grandes maisons de disques en téléchargeant illégalement. Souvent, ils trouvent que ces entreprises ne prennent pas assez de risques artistiques. Or, le piratage détruit de très nombreux emplois dans les maisons de disques et des pans entiers de l’industrie. Il peut parfois mettre un arrêt brutal à une jeune carrière. Les pirates voient ainsi leur philosophie se retourner contre leurs propres convictions.


Le piratage dans le monde


Le rapport de l’université d’Amsterdam montre qu’en 2017 c’étaient les pays émergents (BRICS) qui pirataient le plus. Ce sont les pays ayant à la fois accès à internet et des PIB par habitant plutôt bas qui connaissent les taux de piratage les plus élevés. 



Cependant, même si le taux de piratage par habitant des marchés occidentaux est plus faible, il représente une part de marché non négligeable, et les pertes de revenus sont plus importantes dans des pays à haut PIB par habitant.

En effet, un PIB par habitant plus élevé représente un budget culture potentiel plus important.

Le piratage dans les pays développés, riches, et peuplés comme les Etats-Unis, le Canada, la France, le Royaume-Uni ou l’Allemagne est donc particulièrement nuisible en termes de pertes de revenus.


L’Europe, mauvais élève de l’hébergement pirate ? 


Ce rapport du gouvernement étasunien  de 2018 montre par ailleurs que les pays dans lesquels se concentre l’hébergement du piratage sont la Russie, les Pays-Bas, le Viet-Nam, la France, l’Allemagne, la Suisse et la Suède.


L’industrie de la musique a donc sans conteste besoin de trouver des solutions pour limiter le piratage de leurs produits, et sauvegarder ainsi son chiffre d’affaire et ses emplois, et la diversité dans la création.


Sans cela, l’on risque de se retrouver face à une musique uniformisée, dont la qualité déclinera de plus en plus.


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La semaine prochaine retrouvez-nous pour notre nouvel article !






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