Comment lutter contre le piratage en 2 étapes simples

Comment lutter contre le piratage en 2 étapes simples

En amont : les pirates sont vos concurrents, soyez meilleur !

 

L’une des meilleures façons de lutter contre le piratage, c’est de se mettre en concurrence avec le contenu piraté. En effet, de nombreuses études ont montré que les pirates font un arbitrage quasi systématique entre contenu légal et contenu piraté, en fonction notamment de la disponibilité du produit recherché, de la qualité, et du risque encouru.

 

Il est donc important de s’assurer que votre produit est disponible sur des plateformes légales, pratiques pour l’utilisateur, et connues pour leur sécurité.

 

En effet l’essor des plateformes musicales légales - telles que Spotify, Deezer ou Bandcamp - permet à tous les musiciens de partager et vendre leur travail. Même les artistes indépendants sans maison de disques peuvent ainsi gagner en visibilité et monnayer leur travail grâce à ces plateformes.


Les études montrent que le piratage de la musique a fortement diminué depuis que les usagers les ont adoptées.

 

Votre travail a moins de chances d’être piraté s’il est disponible en bonne qualité sur l’une de ces plateformes réputées. 

 

De nombreuses études (dont une de l’agence française Hadopi elle-même de 2011 malheureusement désormais introuvable en ligne) ont également montré la corrélation entre le piratage et les dépenses générales (et légales) effectuées pour la culture.


Concrètement, les personnes qui piratent le plus sont également celles qui dépensent le plus facilement pour la culture - concerts, festivals, billets de cinéma, abonnements Netflix et Spotify, musées. Ce sont donc souvent des personnes avec suffisamment de moyens, et qui ont largement les ressources financières nécessaires pour payer un contenu de qualité.


Ces usagers piratent non pas par manque d’argent mais parce qu’ils ne trouvent pas ce qu’ils cherchent - la musique ou le film qui les intéresse n’est pas accessible sur une plateforme pratique - c’est à dire une plateforme qu’ils utilisent et qui contient assez de contenu pour les intéresser.

En effet, ils ne paieront pas un nouvel abonnement à une plateforme de streaming, uniquement parce que votre contenu s’y trouve par exemple. Par contre si l’offre de cette même plateforme est riche et diversifiée, ils y sont déjà probablement abonnés.


Ils paieront sans aucun problème pour une plateforme légale diffusant un contenu de qualité et disponible facilement.


C’est donc à vous de vous assurer que vous mettez votre travail à disposition sur une plateforme populaire et largement utilisée par le public auquel vous vous adressez.

 

Que vous soyez auteur de vidéo ou d’audio, assurez-vous que votre travail est disponible en bonne qualité sur l’un de ces services. Le pirater ne vaudra alors tout simplement pas le coup pour beaucoup d’utilisateurs - trop long, trop contraignant et trop risqué.

 

Créez un produit d’appel gratuit

 

Si vous êtes créateur de logiciel ou d’applications, une version gratuite avec moins de fonctionnalités est souvent une excellente façon d’attirer des consommateurs. Si mais si votre produit est bon, ça encouragera souvent des utilisateurs ayant besoin de fonctions plus avancées à payer pour une version plus élaborée. 


De même, des mises à jour fréquentes ajoutant des fonctions utiles pour votre public permettent elles aussi de décourager les pirates.

 

Eduquez votre entourage

 

Rappelez que votre travail de créateur est précisément ça: un travail. Et un travail, ça se paie.

Faites-le à titre personnel avec vos amis, votre famille, mais aussi sur les réseaux sociaux, sur votre blog, et à chaque fois que vous avez l’occasion. 


Est-ce que vous demanderiez à un plombier de refaire toute votre installation - ce qui lui demandera plusieurs jours ou semaines de travail - en échange de publicité ? A votre boulanger de vous donner une baguette gratuite parce que le pain est un bien de première nécessité ? 


Et pourtant, c’est exactement ce que certains s’imaginent - qu’ils ont le droit d’obtenir le produit du travail de quelqu’un d’autre, sans contrepartie.


Un album, un film, un livre, ce sont des mois de travail, et souvent un important investissement matériel. 

 

En aval : retirez ou faites retirer le contenu

 

Malgré tous ces efforts, votre produit sera piraté. 


La deuxième étape est donc de le rendre aussi peu accessible que possible. Pour cela, vous devrez rechercher si le produit est disponible en ligne - que ce soit sur YouTube, dans des communautés dédiées au partage de fichiers illégaux ou sur des blogs. 


Vous pouvez par exemple





Vous devez ensuite demander à Google de retirer à la fois le contenu incriminé et les liens y menant. 

 

Une entreprise spécialisée dispose d’outils professionnels et automatisés permettant une analyse beaucoup plus rapide sur les réseaux, ce qui permettra d’identifier facilement si votre contenu est disponible illégalement quelque part, et d’en demander le retrait dans le respect des règles et des procédures. En effet, comme une hydre dont la tête repousse aussitôt qu’elle est coupée, même si le contenu est supprimé quelque part, il réapparaîtra très probablement ailleurs.


Faire appel à une entreprise qui effectuera une veille pour vous et s’occupera de demander les retraits est donc un gain de temps pour vous, et donc d’argent.


La semaine prochaine nous parlerons des effets des confinements et des couvre-feux sur le piratage.


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